Encerclée par des remparts Ming d'une longueur de 6 km (considérés comme les derniers remparts entièrement intacts de Chine), Pingyao est une ville Han traditionnelle extrêmement bien préservée. Ses vieux temples, petits et étroits, ainsi que ses demeures construites, autour d'une cour donnent un aperçu unique des styles architecturaux et de la structure des villes dans la Chine impérial.
Située sur l'ancienne route Beijing-Xian, Pingyao était un carrefour commercial prospère sous les dynasties Ming et Qing. C'est là que furent implantées les premières tongs (banques) de Chine, et Pingyao devint le centre financier de toute la Chine au cours de la dynastie Qing. Hélas, après cette période faste, la ville tomba dans la misère. Comme elle ne disposait pas des fonds nécessaires pour se moderniser, ses rues demeurèrent en l'état.
Aujourd'hui, le nombre de touristes ne cesse de croître. Pour l'instant, la cité a échappé à un mouvement de rénovation excessif. On a attribué le statut de site culturel à plusieurs centaines d'édifices, empêchant ainsi leur démolition ou leur restructuration. En 1997, Pingyao a été inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.
Bien que la ville soit alors bondée, le Festival des Lanternes (15 jours après le Nouvel An chinois, pendant la pleine lune) est une bonne période pour visiter Pingyao. Des lanternes rouges sont accrochées devant les portes des résidences et un petit défilé de style rustique se déroule chaque année. Dégustant de la canne à sucre et des fruits confits, les habitants envahissent les rues. Des marchands vendent le yuan xiao, un mets traditionnel rond et blanc (symbolisant la lune), fabriqué à base de farine de riz gluant, de grains de sésame sucrés et de pâte de noix, et servi dans un sirop léger.
A voir et à faire
Nan Dajie, la principale attraction de la ville, est bordée de magasins d'"antiquités". La plupart d'entre eux vendent des poteries et des objets en bronze ordinaires, tels qu'on en trouve sur les marchés de brocante à travers la Chine. Le musée du mobilier, est une demeure de style Qing dont les cadres de fenêtres en bois sont joliment sculptés. C'est dans ce type d'habitation que demeuraient les riches banquiers de cette époque.
Le musée Rishengchang de la Maison des Finances compte plus de 100 pièces, dont les bureaux, les appartements et une cuisine, et expose notamment d'anciens chèques.
La ville est entièrement encerclée par des remparts, dont la construction débuta sous les Zhou (827-728 av. J.-C.). Toutefois, la majeure partie de ces remparts fut érigée au cours de la dynastie Ming. Si vous montez sur les remparts par la porte située au nord, vous pourrez faire le tour des remparts en cyclo-pousse.
En explorant les rues de Pingyao, vous tomberez sur plusieurs autres petits musées logés dans des demeures traditionnelles, des temples ou même des églises catholiques. Cependant, Pingyao séduit surtout par ses petites rues où il fait bon se promener. Les principales voies commerciales fourmillent de petits marchands proposant des en-cas chinois classiques, tels que des fruits frais, secs ou confits, des noix ou des graines de toutes sortes ainsi que du canne à sucre.